vendredi



Pierre (cadre sup. à Paris) :

Bonjour, voici quelques exemples d'applications du silence :

· Le contexte :

Il y a quelques mois mon entreprise licencie plusieurs milliers d’employés. Me voici sans aucun signe avant coureur, et après de nombreuses années de bons et loyaux services de cadre sup, sur la ‘liste rouge’. Je coûte trop cher ! Mon management me fait alors passer plusieurs entretiens préalables en vue de mon licenciement.

· Les bienfaits du coaching indirect de « Tais toi, je t’écoute ! » (précision, je lisais le livre qui venait de paraître) :

Lors d’un RV téléphonique pour « négocier mon départ », le patron de mon boss, part dans un virulent monologue de plus de 20 minutes pour expliquer « que je suis quelqu’un de compliqué, qui veux savoir pourquoi on le licencie, que tout le monde m’aime dans l’entreprise, qu’il n’y ait pour rien, que que que... » ET je ne dis RIEN… Le temps qu’il avait lui-même fixé au préalable pour cette discussion étant écoulé, j’ouvre juste la bouche pour nous mettre d’accord sur un nouveau RV téléphonique…

· Conclusion :

Mon management a pu apprécier mon calme et ma détermination dans une situation difficile et a finalement décidé de me confier un nouveau poste !

Christophe (coach à Nice) :

Bonjour, voici quelques exemples d'applications du silence :

A la poste tout d'abord, où le colis que j'étais venu chercher s'était "volatilisé". Le guichetier m'annonça qu'il ne comprenait pas. Je gardais le silence. Il embraya sur la sortie classique du "donnez moi votre numéro de téléphone, on vous rappellera...". Je gardais toujours le silence, avec une respiration calme, mes traits de visage ni tendus, ni trop relâchés, mes yeux plongeant dans les siens avec soutenance. 1..2..3 secondes, le guichetier s'est levé et ma dit qu'il allait passer des coups de fils.

Je n'ai pas eu mon colis ce jour là, car il avait été volé, mais cet homme qui était devant moi a mis tout son savoir faire et son énergie en œuvre pour répondre à ma demande. Et tout ça, sans que j'ai eu à dire quoi que ce soit. Dans ce cas précis, le silence était plus efficace que l'agressivité vis à vis de l'interlocuteur.

En famille ensuite où le silence, lorsqu'il est utilisé à bon escient, peut désamorcer certaines tensions. Dernier exemple en date, ma fille de douze ans me demande d'aller jouer chez une copine alors que certains devoirs de collège n'étaient pas à jour. Silence...1..2..3. Ma fille est repartie dans sa chambre finir ce qu'elle avait à faire.

Enfin, et c'est là tout l'intérêt de cet outil magnifique, lorsque je suis en séance avec un client, les silences dont je fais usage lui laisse une place privilégiée pour activer sa réflexion. Ce silence, lorsqu'il vient à point, et qu'il est couplé à une attitude corporelle congruente, crée un appel, une aspiration... d'inspirations.

1 commentaire:

Unknown a dit…

Oui,rappeler l'importance du silence est utile à une époque de surenchère de la parole, notamment publique.Cordialement. François Gruffat